Sur l’église d’un village, un petit écriteau en couleurs : « l’église est ouverte ». Ca m’a fait tout drôle.
C’est l’hiver, la porte était tirée, l’affiche voulait dire : « la porte est ouvrable ».
- Sans cette indication, l’aurais-je poussée ? aurais-je essayé d’entrer ? Pas sûr. Certaines vieilles portes sont difficiles à ouvrir, elles ont un secret…
- Aurais-je eu ennuie de visiter le Seigneur en sa maison ?
« L’église est ouverte » comme si on écrivait à la vitrine d’une boulangerie : « Ce pain est mangeable ». Je me souviens de l’histoire de Fernand Reynaud : « Ici, on vend des oranges pas chères » Son interlocuteur lui fait supprimer peu à peu chaque mot.
L’église est ouverte, l’église ouvre, on peut entrer. C’est évident, dira-t-on. J’en doute un peu…
De même qu’il y a un secrêt pour ouvrir certaines portes, je crois que, tout à coup, des cœurs perçoivent le mystère, qu’il y a un secret vital, accessible ; à quelles conditions ? C’est la réalité de la vie chrétienne faite de désir, d’expérimentation et de conduite, en Eglise. L’Eglise introduit à Jésus.
Je suis rentré. C’était peu éclairé, à gauche il y avait une inscription : « Bâtissez » Etait-ce du vieux Français ? Ah, j’ai compris. C’était le lieu où se bâtissait la communauté, où elle baptissait ses nouveaux membres.
Gérard
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