A mon autoradio, la chanson de Hugues Aufray s’impose : « Dès que le printemps revient… » faisant écho à un cantique : « Comme le printemps le Christ est revenu. »
C’est vrai, le printemps est bien là. Mais Pâques ne serait-elle qu’une fête de la nature, dans la ronde des saisons, chaque année ?
Hélas dès le mois de juin les jours vont décroître ; nous désirons plus que cela.
- Prendrons-nous nos désirs pour la réalité ?
- Oui, car au matin de Pâques, cela devient évident pour les croyants, c’est la Réalité, la Réalité de Dieu qui mène, ce n’est plus nous qui menons : le caveau est ouvert, il est vide.
En Jésus, Dieu qui nous aime, est plus fort que la fatalité, la mort et la routine. Nous pouvons ressentir sa présence. « Cette divine douceur » même sur un lit d’hôpital.
Des hommes aussi sensés que Pierre, qui avait les pieds bien sur terre, que Bruno ce chercheur de Dieu et l’innombrable foule des croyants de toutes les époques se seraient-ils trompés ? Non, mais il y a un secret, une manière d’appréhender le Ressuscité. Des croix n’ont plus le Crucifié, il nous précède (ressuscité) en Chartreuse.
Tiens, une fontaine d’eau potable s’est remise à couler dans un village. Autour de nous, des hommes, des femmes se remettent à espérer.
La vie est possible.
Gérard
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